Les piments rouges

Cette histoire se passe il y a une cinquantaine d’années.
Un homme, au cours d’un voyage, découvre pour la première fois de sa vie « un souk ».
D’abord étonné, il tombe rapidement sous le charme.
Tous ces bruits, ces couleurs, ces odeurs d’épices…l’enivrent.

Il déambule le long de ces allées éphémères quand il aperçoit un étale de fruits exotiques.
Ces fruits inconnus ont l’air si appétissants !
L’un d’eux, en particulier, attire son attention.
Il en achète une dizaine.

Il fait très chaud, et il se réjouit à l’idée d’étancher sa soif avec ces superbes fruits.
À la sortie du marché, il s’installe à l’ombre d’un arbre pour déguster son achat.
Il croque à pleines dents dans ce superbe fruit rouge, mais se retrouve aussitôt la bouche en feu. Il rougit, ses yeux se mettent à pleurer et pourtant… il continue à le manger !

Un de ses compatriotes qui le regarde faire depuis quelques minutes s’approche de lui et lui demande ce qu’il fait.
– Je pensais ces fruits excellents, j’en ai acheté une dizaine. Mais il s’avère que loin de me désaltérer, ils enflamment ma bouche et ma gorge.
– je comprends, lui répond son compatriote, ce sont des piments rouges, les plus forts ! Mais pourquoi continues-tu à les manger ?
– Mais parce que je les ai achetés, pardi !

Cette histoire semble absurde n’est-ce pas ? Pourquoi cet homme continue-t-il à manger ces piments qui lui font du mal ?
Cela semble incompréhensible, et pourtant, c’est une attitude que la plupart d’entre nous adoptons à un moment ou l’autre de notre vie.

Est-ce que vous voyez de quoi je veux parler ?

Nous faisons beaucoup d’efforts pour obtenir un poste ou pour construire un couple ou monter un projet.
Puis les jours, les mois, les années passent et nous nous rendons compte, que ce qui nous a pris tant de temps et donné tant de travail, ne nous convient plus !

Mais nous insistons… Nous continuons à manger le piment.

Si nous voulons changer la situation, nous devons être suffisamment humble pour nous avouer que nous nous sommes trompés, ou en tous cas, qu’aujourd’hui, ce choix ne nous correspond plus.

« J’ai passé 20 ans de ma vie avec cette personne » ou « J’ai mené ce projet à bout de bras pendant 15 ans » et aujourd’hui, ça me fait plus de tord que de bien !

Il y a alors deux solutions qui s’offrent à nous.
Réorganiser la situation si c’est possible, ou la quitter.

Prendre conscience de ce qui nous empêche d’être heureux, ce n’est pas simple !

Notre fierté, notre entêtement, et certaines de nos croyances bloquent notre clairvoyance.
Lorsque nous parvenons malgré tout à identifier ce qui contrarie notre bonheur, apporter des changements positifs et nous y tenir ou quitter la situation, le cas échéant, c’est une étape qui elle aussi est loin d’être facile.

N’attendez pas que le bonheur vienne à vous, travaillez-y dès aujourd’hui !

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